Théâtre, mon ami,
ma bouffée d'oxygène,
j'aime emprunter l'élégance de tes tragédiennes.
Sur tes planches, je m'épanche, je donne la vie
aux personnages qu'un auteur a décrit
Théâtre, ma passion,
mon accessoire contre l'ennui,
un jour je suis soubrette, ingénue ou lisette,
que ce soit une comédie ou une tragédie,
je me sents revivre, quoi que j'interprète.
Théâtre, mon trésor,
ma petite boîte secrète,
tu habites mes mains, pénètres mes yeux éblouis,
jusqu'à ce que je devienne une marionnette
guidée par le fil de tes écrits
théâtre, mon confident,
mon si bel acte d'amour,
tu mets en scène les émotions,
dictées par une reine côté cour,
cherchant à fuir un trublion.
Théâtre mon amant,
mon petit cabotin,
tu lèves ton rideau sur ce mélodrame,
que j'ose déverser en alexandrin
si difficile à dire et que la moindre faute condamne.
Théâtre, mon beau voyage,
mon violon d'Ingres,
j'attends l'heure où je rends hommage
à ces personnages un peu dingues
s'exprimant au travers d'un étrange language


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