J'arrive sur le champ de bataille,
des cadavres épineux jonchent le sol, désordonnés.
La lutte fut rude, les combats violents.
D'un côté les arbres, de l'autre, le vent, j'imagine ces corps vaillants résistant à l'attaque de ces rafales...
pas d'impactes!
Juste une bouffée d'air frais dirait un passant désabusé.
Mais à la vue de ces arbres déracinés, qui pourrait inventer un discours si niais?
Combien de temps faudra-t-il encore à ce vide pour se remplir à nouveau?
Qui osera se servir de cette matière première pour construire les croix des tombeaux?
Un doux chant d'oiseau me rappelle qu'il fait beau...
La main de l'homme n'est pas responsable de cette carrière, mais c'est la main de l'homme qui se servira de ces débris pour construire des barrières.
Pour faire d'un territoire une histoire ordinaire, une vie bien rangée, une maison protégée.
J'aimerais que ces arbres ne soient jamais tombés, car mon regard de femme rangée supporte mal la vue de cette nature désordonées.
Quel Tholy!!


Commentaires